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KAMEL LABBACI - INSTRUMENTS |
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Bienvenue sur le
site Officiel de Kamel LABBACI qui a le plaisir
de vous faire vivre sa passion pour la musique Arabo-Andalouse,
le Malouf et l'Aissaoua. |
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KAMEL LABBACI Les instruments : S'il a commencé par la flûte, c'est parce que cet instrument à vent est pour lui le «souffle» de la musique algérienne, son âme.
Ney, Gasbah, Fehl
L'instrument se décline en de nombreuses tailles correspondant chacune à un ton différent. Ainsi, les flûtistes orientaux, pour éviter les transpositions par les doigtés, disposent en général de plusieurs neys, dont chacun donne un fondamental et un registre différents. Ils peuvent ainsi transposer en conservant leurs doigtés et jouer de concert avec différents instruments et chanteurs. Ceci est une pratique courante pour le nayati (joueur de nay) arabe, mais pas ordinaire s'agissant du musicien turc (qui joue souvent sur une paire de ney, par exemple un mansour et un kiz) ou persan. Ces instruments montrent cependant des particularités selon l'aire d'usage, sachant que les théories musicales de ces aires sont différentes, même si elles se recoupent parfois. NEY
Le Ney (persan ou turc), ou encore nay (arabe) est une flûte oblique à embouchure terminale en roseau, originaire d'Asie centrale, dont les plus anciennes formes datent de l'âge des pyramides (représentation sur des peintures tombales égyptiennes vers 3000-2500 av. J.-C). On peut trouver aussi pour ces flûtes obliques l'orthographe naï, ou nai.
Kamel Labbaci a utilisé le ney dans son album « Sourires d'Algérie » pour les titres 1-Dziri 2-Wahrani 6-Tilimssani 10-Soufi Le ney arabe est constitué d'un simple roseau formé de 9 segments (8 noeuds) ouvert aux deux extrémités, dépourvu d'encoche mais biseauté à l'extérieur de l'embouchure. Il comporte six trous de jeu antérieurs, répartis en deux groupes similaires de trois placés dans les sixième, septième et huitième segments, et un trou postérieur situé au milieu de l'instrument, qui est bouché par le pouce. 2-Wahrani 6-Tilimssani 10-Soufi GASBAH La Gasbah est une la longue flûte traditionnelle en roseau environ 62 cm, dont la sonorité profonde imprègne les traditions du Maghreb, permet de découvrir les racines musicales, chantées et dansées de l'Algérie. (Tradition sahraoui) aux régions des Aurès (chaoui), en passant par la région de Sétif (style bedewi). Elle est percée de onze trous. Son jeu est exceptionnellement difficile, car la flûte est ouverte aux deux extrémités et son embouchure ne présente ni bec ni biseau. DJWAK, FEHL Lors de son passage au Portugal plus précisément à Lisbonne Kamel Labbaci, nous livre son étonnement d'avoir trouvé des ensembles traditionnels avec des joueurs de flûtes (fehl), exactement la même utilisée à Constantine et Annaba, on la retrouve dans les titres Ksentini et Annabi. Cette petite flûte magique en roseau de 15 cm comporte sept trous. Sa technique de jeu est beaucoup plus complexe, car l'embouchure reste ouverte, les lèvres couvrant presque le bord. Le Fehl est un instrument indispensable pour le malouf. ZORNA
Instrument à vent à anche double apparenté au hautbois et répandu du Maghreb à la chine sous des noms différents. La technique très particulière d'émission permet de maintenir le son sans aucune interruption. Dans les orchestres constantinois la zorna n'est pas admise lorsqu'il s'agit d'ouvres classiques, mais elle anime joyeusement les fêtes à travers des pièces appartenant au répertoire populaire. Dans un orchestre traditionnel, le même instrumentiste joue du fehl et de la zorna. Dans la rubrique Aissaoua, nous reviendrons sur cet instrument qui est utilisé dans la confrérie.
LUTH (Aoud)
Instrument cordophone de la musique traditionnelle arabe. C'est un luth à manche court. Étymologiquement ûd signifie «morceau de bois», «table». Cet instrument est attesté au VIème siècle. Il a une grosse caisse de résonance piriforme, dont le fond, typique, est constitué de côtes collées. Le manche court, permet peu de positions (3 ou 4). Il se termine par un chevillier courbe orienté vers l'arrière. La table d'harmonie est ouverte par une rosette souvent accompagnée de deux autres plus petites. L'instrument comporte 5 rangs de cordes doubles accordées sol, la, ré, sol, do, que l'on pince avec un long plectre flexible (comme un médiator pour le guitare) fait d'un penne de plume, ou d'une tige de plastique. La touche du manche est sans frettes. http://music.orange.fr/Chroniques/World/ibrahim-maalouf_diasporas_mondo-1.html
Le Ud arbi ressemble dans son allure générale au luth oriental (ud sharqi), mais il est de plus petite taille et piriforme. Sa table d'harmonie est en chêne, par contre le manche est plus long. Il est par définition l'instrument typique de la région constantinoise. Ce luth a une sonorité intense qui est donnée par ses cordes en boyau très tendu. Il a pour frère au Maghreb la Kwitra qui est utilisée à Alger et Tlemcen. VIOLON
D'abord, précisons la relation étymologique entre notre artiste Kamel et le Violon, comme quoi l'union de ces deux éléments n'est pas un pur hasard mais que notre artiste est prédestiné à apprivoiser et maîtriser cet instrument qui est le Violon. Le violon est nommé Kamandja et d'après M. Guettât l'auteur d'un ouvrage de la musique Arabo-Andalouse, décompose ce mot « Al Kamel Dja » qui signifie, la (Al) perfection (Kamel) est venue (Dja). Ensuite, Kamel nous vient de la ville de Annaba où il a suivi avec son frère aîné une formation académique auprès des maîtres de cette musique traditionnelle (transmission orale). Dans la tradition
musicale des Turcs et des Persans le kamandja (violon) se tient calé entre les
genoux du musicien. Vers 1578 les Ottomans ont
occupé trois régences d'Alger de Tunis et Tripoli jusqu'en 1831, et Constantine
avaient des gouverneurs appelés Bey qui étaient à leur tour nommés par le Dey
d'Alger (Turcs). Pendant cette période, la musique andalouse (malouf) a subi
l'influence de la tonalité des Ottomans. En plus Kamel nous dit que parmi les
nombreuses pièces musicales (peschref) que compte le répertoire constantinois,
sont Turcs. Ce qui nous amène à conclure que les Turcs ont laissé quelques
empreintes, donc le violon à quatre cordes accordé à la quinte de la même manière que la musique
occidentale, à Constantine et Annaba on le tient calé entre les genoux.
N'oublions pas que Sylvain le père d'Enrico Macias le tenait de cette façon. En
général dans le Maghreb, le violon est posé sur le genou gauche. On dit aussi
pour cette position de l'instrument, le musicien peut chanter à
l'aise. KANOUNE (Qanoun)
Le qanoun (connu en France sous le nom de cithare) est un instrument de forme trapézoïdale avec une tessiture moyenne de trois octaves. On joue en pinçant les cordes à l'aide de plectres ou directement avec les index de chaque main. Le nombre total de cordes peut varier entre 64 et 82 selon les modèles (certaines cordes sont doublées voire triplées pour obtenir un son équilibré sur la totalité de l'instrument). L'instrument se joue posé sur une table ou directement sur les genoux de l'instrumentiste. Il est mentionné dans "Les milles et une nuits". Le Qanoun est utilisé principalement dans la musique classique (ou arabo andalouse) il est propice à l'exécution de parties rapides ou demandant une virtuosité certaine. LE MANDOLE
Dommage que Kamel
n'est pas chanteur Chaabi (genre très populaire à Alger) car dans ce portrait
reflète le style « M. Anka ». Sur cette photo l'origine de cet instrument, est
de la famille des mandolines qui comprend le soprano, l'alto et la basse ou
mandole. Contrairement au luth, le mandole a un fond plat, doté de quatre cordes
doublées, son accord se fait en quarte. On dit aussi
que les
premiers fabricants du mandole étaient des Italiens. Mais aujourd'hui on trouve
de très bons luthiers en Algérie qui le fabriquent. Le mandole est l'instrument de prédilection par excellence du répertoire
Chaabi d'Alger.
LE SETAR
L'origine du Sétar, instrument de la famille des luths appelé Tanbur, remonte à environ trois mille ans avant notre ère, dans l'Iran antique. Il se compose d'une caisse de résonance arrondie et d'un manche long et fin. La position de la main droite, en pinçant les cordes avec l'ongle de l'index, permet une grande virtuosité et offre des sonorités riches et raffinées. Il a toujours été destiné à jouer le répertoire de la musique classique, le radif. Le mot Setar veut dire trois cordes mais une quatrième corde fut rajoutée à l'instrument. Elle s'accorde très souvent à l'octave supérieure de la corde grave pour y donner plus d'ampleur. La caisse de résonance est faite en bois de mûrier, le manche en bois de noyer et les quatre chevilles en buis. La tessiture du Sétar est de deux octaves est une sixte. Kamel a utilisé le setar pour son deuxième album qui sort prochainement. LA MANDOLINE
Connu dans les musiques traditionnelles du bassin méditerranéen notamment en Espagne et en Italie. C'est un petit luth à manche court répandu tout autant dans la musique classique que populaire ou traditionnelle, notamment dans les pays méditerranéens, mais il existe une mandoline à dos courbé appelée Napolitaine doté de quatre cordes doublées accordée de la même manière que le violon. Cet instrument est très utilisé dans la musique andalouse, surtout en Algérie. Notre artiste nous dit que l'apprentissage de la mandoline facilite le doigté du violoniste. LA DERBOUKA
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